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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 22:21

                                             L’arbre en été

 

Tout soleilleux de sa verdure

Tout chatouilleux de feuilles

Et facile de fruit

 

Il se courbe à la chaleur du jour, il ronronne

Il enroule à la quenouille de ses songes

Des flammèches de plein jour

 

Sommeilleux de douceur

Il distille des haleines mielleuses

Il rêve à poings fermés

 

Citadelle obstinée

Serré sur soi comme un nœud de cordage

Se recueillant pour marier sans défaillance

Les enfouissures de la terre

A la brise du ciel léger

 

Il s’échange en plein jour, il s’expose

Dans sa nudité de bronze vert

 

S’il fait silence, c’est pour tenir secret

 

Une sorte d’amour

Dont nous avons parfois lueur

 

Au plus ténu de ses nervures

 

Il tremble de lumière .

 

ete.JPG 

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 10:21

boris

 

poeme suite

 

poeme1

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 13:45

eha1-copie-1.JPG

 

eha.JPG

 

eha1

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:12

actionP

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 22:36


"Tout est vrai ; tout est songe et mensonge, illusion du coeur qu'un vain
espoir prolonge.

"Nos seules vérités, hommes, sont nos douleurs".

Alphonse de Lamartine - extrait des secondes harmonies poétiques et
religieuses.

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 10:59



"Tant pour le plaisir
Que la poésie
Je croyais choisir
Et j'étais choisi
Je me croyais libre
Sur un fil d'acier
Quand tout équilibre
Vient du balancier"

Bon anniversaire. C'est l'été.

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 16:29

marine09.jpg

Nous traversons le présent les yeux bandés.

Tout au plus pouvons-nous pressentir et deviner ce que nous sommes en train de vivre.

Plus tard seulement quand est dénoué le bandeau et que nous examinons le passé, nous nous rendons compte de ce que nous avons vécu et nous en comprenons le sens.

 

Milan Kundera.

 

 

 

Le temps qu'on comprenne, çà peut être long et pourtant, c'est urgent; Consultez vite Médiapart.fr

 

"Hâte-toi ami car l'avenir est rare..."

 

René Char

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:09

 

  •  
    • Comme le scorpion, mon frère,
    • Tu es comme le scorpion
    • Dans une nuit d’épouvante.
  •  
    • Comme le moineau, mon frère,
    • Tu es comme le moineau
    • Dans ses menues inquiétudes.
  •  
    • Comme la moule, mon frère,
    • Tu es comme la moule
    • Enfermée et tranquille.
  •  
    • Tu es terrible, mon frère,
    • Comme la bouche d’un volcan éteint.
  •  
    • Et tu n’es pas un, hélas,
    • Tu n’es pas cinq,
    • Tu es des millions.
  •  
    • Tu es comme le mouton, mon frère,
    • Quand le bourreau habillé de ta peau
    • Quand le bourreau lève son bâton
    • Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
    • Et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
  •  
    • Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
    • Plus drôle que le poisson
    • Qui vit dans la mer sans savoir la mer.
  •  
    • Et s’il y a tant de misère sur terre
    • C’est grâce à toi, mon frère,
    • Si nous sommes affamés, épuisés,
    • Si nous somme écorchés jusqu’au sang,
    • Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
    • Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non
    • Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.
  •  
    • Nazim HIKMET, 1948.
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